Les voeux du député sous le signe de la victoire de Syriza en Grèce

29 janvier 2015 0 Par Francois Asensi
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 Retour en images sur la cérémonie des vœux du député:

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Retrouvez le discours que j’ai prononcée à l’occasion de la cérémonie des vœux pour cette nouvelle année:

« Chers amis,

Permettez-moi tout d’abord de vous adresser mes meilleurs vœux pour cette nouvelle année, en mon nom et celui de ma suppléante Clémentine Autain.

Je vous souhaite le meilleur, à vous ainsi qu’à vos proches : la santé, le bonheur, la réussite.

Cette période de vœux est une tradition à laquelle nous sommes tous attachés.

Nous avons besoin de ces instants de convivialité.

Nous avons besoin de nous retrouver pour échanger, particulièrement en ces temps d’inquiétude.
C’est pourquoi je tiens à vous remercier chaleureusement de votre présence, dans votre diversité, dans le pluralisme de vos opinions philosophiques et politiques.

Vous qui êtes responsables associatifs, militants, agents du service public, entrepreneurs, syndicalistes, citoyens actifs.
Vous êtes les forces vives de Sevran, de Tremblay, de Villepinte.

C’est grâce à votre engagement et à votre souci du vivre-ensemble que nos villes sont si dynamiques, si humaines, si solidaires.
Je tiens aussi à vous dire à quel point vous êtes un point d’appui précieux pour les élus locaux que nous sommes.
Dans le respect de l’indépendance de chacun, je crois que nous savons travailler en bonne intelligence pour faire avancer notre territoire.
J’ai souhaité rendre hommage lors de cette réception aux 70 ans de notre Sécurité sociale, mais ce soir, je crois que nous avons tous en tête et dans nos cœurs le formidable espoir qui vient de s’ouvrir en Grèce, et qui je l’espère va entrainer les peuples européens.
Malgré les humiliations, malgré les souffrances terribles de ces dernières années, la Grèce a exprimé dimanche son envie de sortir de l’austérité.

Dans ce berceau de la démocratie, un peuple s’est levé pour dire qu’il entendait choisir son destin.
C’est une admirable leçon de dignité et de courage qui mérite tous nos encouragements et nos applaudissements.
Nous y reviendrons tout à l’heure puisqu’une des représentantes de Syriza en France, ANASTASSIA POLITI, nous fait le plaisir d’être présente ce soir.

Mais avant tout, je souhaiterais revenir sur les terribles évènements qui ont endeuillés notre pays au début de ce mois.
Des barbares ont froidement exécuté des citoyens français parce qu’ils étaient journalistes, parce qu’ils étaient juifs, parce qu’ils étaient policiers.

Des dessinateurs parmi les plus brillants de leur génération ont été assassinés parce qu’ils osaient dénoncer la bêtise, le racisme, les travers d’un monde qui tourne à l’envers.
Les fascistes ont toujours voulu faire taire les voix libres.
Comment ne pas penser à la centaine de journalistes tués en Algérie lors de la décennie noire ?

Beaucoup d’entre nous avaient été bercés par les dessins de Charlie Hebdo ; ils avaient accompagné nos combats.
Ces dessinateurs avaient toujours répondu présents pour défendre les causes justes, comme la régularisation des sans-papiers, les mobilisations des ouvriers victimes de plans de licenciements, la cause palestinienne et bien d’autres.
C’étaient des hommes bons et pour cela aussi leur mort nous reste particulièrement insupportable.
Je comprends que certaines des caricatures aient pu choquer des convictions personnelles, qu’elles soient d’ailleurs politiques ou religieuses.
Il est d’ailleurs possible de les critiquer et d’exprimer son désaccord dans le cadre du débat public. C’est la force de notre démocratie.

Mais nous devons tous défendre cette liberté d’expression qui n’a d’autres limites que la loi et l’interdiction des messages de haine.
Il faut se rappeler qu’avant cela régnait l’arbitraire, les arrestations, la censure. Notre République française a été un cheminement permanent pour conquérir cette liberté.
Le monde entier nous envie ce droit, celui de pouvoir parler à qui l’on veut de ce que l’on veut, sans peur ni menace.

De la même manière, nous devons tous ensemble réaffirmer le principe de laïcité, qui nous protège tous, croyant comme non-croyant, sur un pied d’égalité.
La laïcité n’est pas contre les religions. Elle garantit au contraire à toutes les options spirituelles de pouvoir s’exprimer, même si elles sont minoritaires.

Quelques jours après Charlie hebdo, la tuerie de l’hypercasher Porte de Vincennes nous a tout autant horrifié.
Comme aux pires heures de notre Histoire, plusieurs victimes ont été tuées pour la simple raison qu’elles étaient de religion juive.
Je constate avec effroi que l’antisémitisme gangrène à nouveau notre société. Alors même que nous commémorons le 70ème anniversaire de la libération du camp d’extermination d’Auschwitz par l’armée rouge, le travail de mémoire reste à poursuivre.
Ces barbares ont affirmé tuer au nom de Dieu, mais nous savons qu’ils n’ont rien à voir avec l’Islam, et encore moins avec les Français de confession musulmane qui sont horrifiés par ces abominations, comme tous les citoyens.
Nous ne sommes ni dans une guerre de civilisation, ni dans une guerre de religion.
Ne tombons pas dans ce piège tendu à la fois par le Front National et par les fanatiques djihadistes, qui partagent tous deux les mêmes objectifs : semer la haine de l’autre.

Je condamne avec fermeté ceux qui dans les médias et dans certains partis politiques attisent la peur de l’Islam pour trouver à bon compte un bouc-émissaire. Arrêtons cette surenchère qui discrimine et divise inutilement notre pays !
Fort heureusement, de cette horreur est née une magnifique réaction citoyenne, jamais vue depuis l’après-guerre.
Le 11 janvier, la Nation a su se retrouver autour de l’essentiel, autour de ce qui nous rassemble tous : la liberté, l’égalité, la fraternité, la laïcité.
Ensemble, nous nous sommes levés contre la haine, les amalgames et tous les racismes.
Nous avons exprimé notre attachement aux valeurs de la République, à la démocratie, à la liberté d’expression.
Certains au sommet de l’Etat ont voulu tirer parti de cette grande émotion pour imposer une union sacrée.
Mais nous avons au contraire besoin de débattre pour trouver les meilleures réponses. La démocratie doit reprendre ses droits car nous ne proposons pas tous les mêmes solutions.

Ces évènements dramatiques qui ont endeuillé la France doivent également nous amener à repenser le monde dans lequel nous vivons.
Quel monde voulons-nous demain? Quel monde voulons-nous léguer à nos enfants?
Nous sommes sur une planète qui déraille, où la violence et les inégalités explosent.

La dernière étude d’OXFAM vient de montrer que les 85 personnes les plus riches de la planète détenaient plus que les 3,5 milliards de personnes les plus pauvres.
1% possède plus que les 99 autre pour cent !
C’est du jamais vu. Comment ce monde-là pourrait-il durer ?

Cette planète d’injustice, c’est celle d’un système économique basé sur la concurrence effrénée plutôt que sur la coopération.
Une concurrence qui risque demain encore de se renforcer si le traité de libre-échange transatlantique que j’ai combattu à l’Assemblée nationale voyait le jour.

Ce fossé entre les pays du Sud et du Nord, c’est le fruit du capitalisme financier qui génère la misère, la violence et la guerre, comme le disait justement Jean Jaurès.
C
’est une vérité désormais connue : le djihadisme prolifère sur le terreau de cette mondialisation ultralibérale.
Ces organisations mafieuses et criminelles profitent des paradis fiscaux, de l’argent sale et de la course aux richesses pétrolières
Ils se développent au Mali, au Nigéria et ailleurs, car les potions du FMI et de la Banque Mondiale ont affaiblit les Etats et démantelé les services publics.

Les cures d’austérité ont décimé les services de sécurité et l’armée.

Oui il faut mener une guerre implacable contre ces terroristes, mais cet effort doit être constant, juste et lucide.
C’est le message que je n’ai cessé de porter à l’Assemblée nationale, en tant que responsable des questions internationales du groupe parlementaire Front de gauche.
L’an passé, j’ai soutenu l’intervention française au Mali, car elle répondait au droit international et à la demande d’aide du peuple malien.
En août dernier, face à l’avancée de Daesh, j’ai également affirmé la nécessité d’aider le peuple irakien.
Oui il fallait donner des armes aux kurdes pour se défendre, malgré l’opposition de la Turquie.
Mais pour autant j’ai refusé que la France fasse le service après-vente des Etats-Unis dans une opération hors du droit international.
J’ai rappelé que le chaos dont nous avons hérité est largement la responsabilité de l’OTAN, qui a fait le choix de déstabiliser des Etats, comme en Lybie ou en Irak, afin de contrôler les immenses richesses des pays arabes.
Nous payons aujourd’hui le prix de ces guerres néocoloniales menées au nom d’une prétendue supériorité morale.
Enfin, les pays occidentaux doivent cesser de jouer avec le feu avec certaines pétromonarchies qui jouent un double jeu, notamment le Qatar.
On ne peut fermer les yeux plus longtemps sur leur soutien au terrorisme en échange de quelques juteux contrats.
La meilleure manière de lutter contre le terrorisme, c’est encore de lui couper les vivres.

Malgré cet océan de danger, le monde bouge, des dominations se fissurent, et des espoirs naissent.

Je pense d’abord à Cuba, à ce peuple cubain digne et fier qui a tant souffert de l’embargo injuste et illégal imposé par la superpuissance américaine.
Jamais les cubains n’auront baissé la tête. Enfin une issue semble se dessiner dans l’intérêt des deux peuples qui ont tant en commun.

Je pense aussi au peuple kurde et aux populations martyres d’Irak, musulmanes et chrétiennes.
Grâce à leur formidable courage, les résistants kurdes ont contenu les assauts de Daesh et viennent de libérer la ville symbole de Kobané.

Je pense bien évidemment au conflit israélo-palestinien. L’année écoulée aura été une grande année de combat diplomatique pour la reconnaissance de l’Etat de Palestine.
Je m’y suis employé sans compter à l’Assemblée nationale, car je suis persuadé qu’il s’agit-là de la meilleure garantie de paix tant pour les israéliens que les palestiniens.
Le moment est venu de remplacer les murs par des ponts, entre deux peuples que tout rapproche : une histoire mêlée, une culture partagée, une même terre, et surtout, la même soif de paix.
Ensemble, nous avons gagné une belle bataille, avec la reconnaissance de l’Etat de Palestine par l’Assemblée nationale.
Nous l’avons fêté ici à Tremblay en décembre dernier, avec l’ambassadeur de Palestine qui m’a fait l’amitié de sa présence.

Enfin, je pense au formidable espoir qui s’est levé en Grèce.
Face aux diktats de Troïka FMI-BCE-Commission européenne, le peuple grec s’est indigné. Il a refusé les baisses de salaires, les privatisations de pans entiers de l’Etat, les fermetures d’hôpitaux, d’écoles, d’université.
Il aurait pu baisser les bras, ou choisir le repli xénophobe, comme dans tant d’autres pays européens sinistrés par la crise.
L’Allemagne en est l’exemple, avec la montée d’un racisme impensable il y a encore quelques années.
Mais il s’est tourné vers Syriza et son leader Alexis Tsipras pour porter une vision progressiste. C’est un immense espoir pour refonder l’Europe sur des valeurs de coopération et de solidarité.
Ailleurs en Europe, notamment en Espagne avec Podemos, un même espoir a surgi. Nous apercevons peut-être enfin le bout du tunnel.
Il s’agit désormais de transformer l’essai, et la France aura un rôle essentiel à jouer.
Mais au-delà de la situation internationale, les attentats djihadistes et ses suites ont mis en lumière les gigantesques fractures de la société française.
La folie criminelle n’a pas besoin de circonstance favorable pour s’exprimer. Rien ne l’explique totalement et rien ne peut la justifier.

Pourtant, comment comprendre que certains jeunes nés en France, enfants de notre République, peuvent être attirés par les pratiques moyenâgeuses de l’Etat islamique ? Comme vous je m’interroge.

Je m’inquiète de l’absence d’espérance pour toute une jeunesse abandonnée à son sort. A défaut d’un horizon d’émancipation, notre pays s’émiette dans l’individualisme, la recherche du profit, la perte de sens.
Sommes-nous capables ensemble de réinventer une espérance qui donne une place à chacun dans notre société ?

Les discours chocs tentent aujourd’hui de faire oublier l’inaction et les responsabilités de ceux qui ont gouverné hier.
Combien de fois, avec d’autres élus locaux, ais-je alerté sur la spirale de relégation sociale qui s’accentue ?
Depuis 2005, la situation a encore empiré dans les quartiers populaires de nos villes.

Rien n’a été véritablement engagé contre le chômage de masse, la misère, et pour faire vivre la promesse républicaine d’égalité.
Des sommes importantes ont été investi sur le bâti, mais si peu pour aider les associations, l’éducation et la formation.
Combien de fois j’ai tiré le signal d’alarme à l’Assemblée nationale sur le recul de la mixité sociale qu’entrainent les surloyers et la politique de logement de l’Etat ?
Ce message n’a pas été pris en compte à sa juste mesure.

J’ai déposé une loi contre les discriminations territoriales qui a fini par être adoptée mais elle tarde à être véritablement appliquée.
Une certaine élite ne connait pas la souffrance ces classes moyennes et populaires et refuse de la voir.

L’Etat a abandonné les élus locaux face à ces problématiques lourdes.
Naturellement, dans le cadre de nos compétences, nous nous sommes employés pour remettre de l’égalité là où la société produit des injustices. Pour donner à tous les mêmes droits, des droits réels et effectifs.

Avec la communauté d’agglomération Terres de France :
– j’ai œuvré pour faire de la jeunesse une priorité, avec le financement de 1000 permis de conduire pour les jeunes de Sevran, Tremblay, Villepinte. C’est un précieux sésame pour trouver un emploi.
– Nous avons équipé l’ensemble des classes de tableaux interactifs pour lutter contre la fracture numérique.
– Dans les quartiers populaires, nous avons soutenu le secteur associatif et lancé un fond d’aides aux copropriétés dégradées.
– Nous avons maintenu et renforcé le service public local malgré un contexte difficile.

Mais il revient à l’Etat de garantir l’égalité entre les citoyens et les territoires,

Parmi le « buzz » médiatique », le Premier ministre s’est illustré en déclarant qu’il existait en France un apartheid social et ethnique. Ces mots sont choquants, blessants et faux.
La France, ce n’est pas l’Afrique du Sud, où tous les aspects de la vie de la majorité noire étaient régis par des lois discriminatoires.
Nos quartiers populaires ne sont pas ces zones de non-droit décrites par Fox News.
Il y a des talents, de la vie sociale, des associations qui œuvrent. C’est tout ce travail qui est passé sous silence.

Camus disait que « Mal nommer un objet, c’est ajouter au malheur de ce monde. ».
Cette déclaration choc contribue à enfermer ces quartiers sur eux-mêmes. Elle a renforcé encore les préjugés sur nos villes : j’en veux pour preuve la dernière Une du Journal du Dimanche titrant sur « Les 64 ghettos de la République ».
Je me suis toujours battu avec vous contre ces clichés et pour valoriser la Seine-Saint-Denis, notamment dans le cadre de l’Académie des Banlieues. Nous devons poursuivre et refuser ces amalgames
Naturellement, il y a une urgence sociale à traiter.

Malgré le constat posé par le Premier ministre, j’observe qu’il n’a annoncé aucun changement de cap politique, de nature à remettre de l’égalité là où elle fait tant défaut.

Bien au contraire, il entend poursuivre la même politique libérale qui produit la relégation sociale.
Depuis le début de la Présidence Hollande, j’ai adopté une position constante en tant que député. En toute indépendance, j’ai voté les réformes qui allaient dans l’intérêt de la population et j’ai repoussé celles qui n’allaient pas dans ce sens.
Nous souhaitions que la gauche réussisse. Hélas, j’ai avant observé des renoncements, des régressions, et bien peu d’avancées positives.
– Nous attendions une renégociation du Pacte de Stabilité pour refonder l’Europe, elle n’a pas eu lieu.
– Nous attendions une rupture avec l’austérité engagée par Sarkozy, elle a été renforcée.
– Nous attendions des gestes en faveur des plus modestes et des classes moyennes, nous avons eu la libéralisation du marché du travail, le pacte de compétitivité et ses 40 milliards pour les grandes entreprises, et désormais la loi Macron, du nom de cet ancien banquier d’affaires.

La présidence Hollande s’est ralliée à la politique de l’offre inspirée par les ultralibéraux. Elle se traduit par une austérité sans précédent pour les services publics, par la baisse des salaires et le démantèlement des protections sociales.
N’y allons pas par quatre chemins : c’est un échec flagrant.
Les chiffres du chômage annoncés hier sont terribles, avec une hausse de 5% et 200 000 chômeurs de plus. Les plus de 50 ans sont les plus touchés.

Depuis 2012, nous dénonçons cette politique économique propre à la droite, car elle est à la fois injuste et inefficace.
Elle plonge le continent européen vers récession et la déflation au lieu de permettre des investissements pour engager la transition sociale et écologique.

L’autre versant de cette austérité, c’est l’abandon des collectivités territoriales et de la démocratie locale. Permettez-moi d’en dire un mot.
Si le quinquennat de Nicolas Sarkozy avait gelé les dotations aux collectivités, l’actuel gouvernement va plus loin avec une saignée massive de 11 milliards d’euros jusqu’en 2017. C’est considérable.
Pour la ville de Tremblay, ce sont 16 millions d’euros qui vont disparaitre des caisses de la ville, 9 millions à Sevran, soit 10% du budget.
Cette baisse des dotations alliée à la création de la future métropole du Grand Paris va porter un coup terrible au service public territorial auquel nous sommes tous attachés.

En effet, la future métropole prévoit de confisquer de nombreuses compétences exercées par les communes : l’action sociale, l’urbanisme, le logement, l’économie, la culture.
Les villes seront cantonnées à recevoir la plainte sociale, sans avoir les moyens d’y répondre. La démocratie locale sera bafouée, avec des décisions bureaucratiques prises d’en haut et éloignées des citoyens.
Dans le même temps, ce projet de métropole n’apportera pas de réponse aux profondes inégalités territoriales de l’Ile-de-France.
C’est pourquoi nous sommes mobilisés depuis 2013 contre cette réforme territoriale du Grand Paris. Vous vous souvenez sans doute du Conseil municipal extraordinaire consacré à cette question.
Aujourd’hui nous poursuivons cette lutte ensemble, élus, population, agents communaux, associations. Une carte pétition est diffusée massivement pour demander au Gouvernement un moratoire sur cette baisse des dotations.

J’en appelle solennellement aux Tremblaysiens.

Mobilisez-vous ! Signez massivement cette pétition !

Donnez de la force à vos élus pour que l’Etat rende les 16 millions d’euros pris à Tremblay.

A n’en pas douter, ces questions seront au cœur des prochaines échéances électorales :
– les élections départementales des 22 et 29 mars prochain pour désigner le futur Conseil général
– puis les régionales de décembre 2015

Nous aurons besoin d’élus qui appuient ce combat contre l’austérité et pour la démocratie locale.

Nous aurons besoin d’élus qui agissent et résistent, pour que Tremblay et les villes de notre territoire restent des lieux de vie, d’innovation sociale, d’excellence culturelle et sportive.

Nous avons plus que jamais besoin d’une alternative politique et d’un véritable projet pour changer la société. »


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