RER B : François Asensi demande un dédommagement pour les usagers !

14 décembre 2016 0 Par Francois Asensi
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Dans un courrier adressé à Guillaume Pépy, président de la SNCF, François Asensi demande aux pouvoirs publics que les usagers du RER B puissent bénéficier d’un remboursement des frais de transports pour le mois de décembre suite aux incidents à répétition de la semaine passée.

En 2012, un dédommagement des usagers avait été obtenu grâce à la mobilisation des élus et des usagers. François Asensi était personnellement intervenu auprès du Ministre des Transports et de la direction du RER pour demander ce geste commercial.

Veuillez trouver ci-joint la lettre ouverte que le député-maire de Tremblay-en-France a adressé aux pouvoirs publics pour demander à nouveau que les usagers puissent bénéficier d’un remboursement des frais de transports :

« Les incidents à répétition de la semaine passée, qui ont paralysé l’ensemble du trafic pendant près de deux jours, démontrent une nouvelle fois l’urgence d’un plan d’investissement d’envergure pour le RER B.

L’arrachage d’une caténaire par un train en gare d’Aulnay-sous-Bois le mardi 7 décembre, puis d’un second le lendemain en gare du Nord, ont entrainé deux journées noires successives pour les usagers du RER B. Des incidents en chaine qui interviennent la semaine même où les pouvoirs publics incitaient les Franciliens à emprunter les transports en commun pour cause de pollution.

Insupportable, le mot n’est pas assez fort pour qualifier la réalité que vivent chaque jour les habitants de Seine-Saint-Denis prenant ce moyen de transport pour se rendre à leur travail, sur leur lieu d’études ou voir leurs proches. Lors de mes trajets, j’ai partagé leur exaspération.

Cette dégradation du service public est la conséquence d’un manque constant d’investissements sur le RER B, une ligne pourtant empruntée par plus de 900 000 passagers par jour. Les dysfonctionnements sont multiples : infrastructures déficientes, matériel obsolète, rénovation du matériel roulant au rabais…

La mise en œuvre du schéma RER B Nord +, obtenu grâce à la mobilisation des usagers et des élus, n’a à l’évidence pas permis de résoudre les problèmes structurels de cette ligne. A titre de comparaison, la ligne RER A a connu un programme de rénovation des rames de plus d’1 milliard d’euros, soit 4 fois plus que pour le RER B. Toutes les rames du RER A ont été remplacées en 3 ans, tandis que la rénovation des rames de la ligne B n’est toujours pas terminée fin 2016, soit 6 ans après le début de la modernisation de la ligne. Symbole du manque d’intérêt des décideurs publics pour le RER B, les vieilles rames du RER A viennent maintenant combler les manques de la ligne B.

Depuis de nombreuses années, j’interviens à l’Assemblée nationale et auprès du STIF pour demander les investissements nécessaires à la modernisation du RER B et l’amélioration des transports publics pour les habitants de la Seine-Saint-Denis.

Dépendants des transports pour se rendre au travail, au lycée ou à l’Université, de nombreux habitants de Sevran, de Tremblay et de Villepinte m’ont fait part de leur mécontentement et de leur lassitude face aux problèmes à répétition subis sur la ligne du RER B. Ces incidents ont de graves répercussions sur leur quotidien : journées d’absence non payées au travail, entretiens d’embauche manqués, licenciements, problèmes concernant la garde des enfants…

Les conséquences professionnelles et financières sont lourdes. Combien de personnes n’ont pu obtenir d’emploi car habitant une ville desservie par le RER B ? Combien d’entreprises ont renoncé à s’installer sur ces territoires à cause du fonctionnement aléatoire de la ligne B ?

Depuis 2012, le dédommagement des usagers en cas de faute imputable aux transporteurs est d’usage. J’étais personnellement intervenu auprès du Ministère des Transports et de la direction du RER pour demander ce geste commercial.

Au vue des incidents à répétition de ces dernières semaines, je demande à nouveau aux pouvoirs publics que les usagers du RER B puissent bénéficier d’un remboursement des frais de transports pour le mois de décembre.

Dans le même sens, des négociations doivent être menées avec les salariés, entreprises par entreprises, afin que leur journée d’absence soit rémunérée. Les salariés sont les premières victimes de cette inégalité territoriale inacceptable et n’ont pas à être doublement pénalisés par les dysfonctionnements récurrents du RER B. »


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