« Vingt et trois étrangers et nos frères pourtant ».

21 février 2017 0 Par Francois Asensi
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Les vers d’Aragon, publiés dans l’Humanité le 5 mars 1955, extraits du Roman inachevé mais popularisés sous le nom de l’Affiche rouge, mis en musique par Léo Ferré, font vibrer le souffle de la résistance.

Ils étaient Arméniens, Espagnols, Italiens, Roumains, Hongrois, Polonais ou encore Français. Ils étaient juifs, étrangers, communistes, démocrates, républicains, antifascistes, anciens membres des Brigades internationales, tous membres des Francs-Tireurs et Partisans – Main d’œuvre Immigrées (FTP-MOI) ; ils seront la principale force armée d’opposition aux allemands en région parisienne. Dotés d’un courage sans faille et guidés par un idéal, celui de la liberté, ils vont à jamais marquer l’histoire de la Résistance.

Ils furent ces étrangers jetés en pâture par l’Allemagne nazi, à travers la tristement célèbre affiche rouge. Ces hommes et ces femmes au courage sans faille ont opposé au chant macabre des balles nazies, le chant de la liberté, la clameur continue d’un idéal. 22 résistants, dont Missak Manouchian, seront fusillés dans l’hiver glacé au Mont Valérien le 21 février 1944. Olga Bancic, seule femme du groupe, sera deportée et décapitée en Allemagne.

73 ans après la disparition des membres du groupe Manouchian, il est plus que jamais essentiel de faire vivre leur mémoire. Combattants de la liberté et de la fraternité, ils incarneront à jamais le visage de la Résistance.

Tout comme Marie-Claude Vaillant-Couturier, grande figure de la résistance communiste, le transfert du groupe Manouchian au Panthéon se fait toujours attendre. En transférant leurs cendres et leur message sous la coupole du Panthéon, les générations présentes et futures apprendront que du combat héroïque de ces femmes et de ces hommes de la résistance d’hier, dépend notre liberté d’aujourd’hui. Leur « panthéonisation » est une exigence morale.

Qu’ils entrent au Panthéon !


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