TRUMP FAIT SORTIR LES ÉTATS-UNIS DE L’HISTOIRE

1 juin 2017 0 Par Francois Asensi
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Ce 1er juin, le président américain a mis en œuvre sa promesse électorale de sortir les États-Unis de l’accord de Paris pour lutter contre le réchauffement climatique, voyant dans ce texte, pourtant largement insuffisant, une camisole pour la croissance américaine.

Ce faisant, Donald Trump a cédé au repli nationaliste le plus lamentable. Il a préféré flatter ses 59 millions d’électeurs climato-sceptiques, plutôt que de défendre les 7 milliards d’êtres humains de la planète. Il a fait le choix de l’obscurantisme et de l’ignorance contre les avertissements sans équivoque de la communauté scientifique internationale.

Les États-Unis, deuxième pollueur de la planète en matière d’effet de serre après la Chine, viennent de se ranger au ban des Nations, aux cotés de la Syrie et du Nicaragua, seules nations a avoir refusé pour des raisons opposées l’accord de Paris signé par 197 pays.

Ce retrait international n’est qu’une étape de plus dans l’impérialisme américaine, puisqu’il s’agit d’entraîner le monde vers un suicide collectif pour préserver les intérêts égoïstes de la superpuissance américaine.
C’est un crève-cœur pour tous les américains attachés à la préservation de l’environnement et une immense inquiétude pour tous les peuples de la planète, particulièrement les plus fragiles qui subiront de plein fouet les conséquences de l’irresponsabilité de la Maison Blanche à travers la hausse des catastrophes naturelles, la désertification, la montée des eaux, la perte de biodiversité et les migrations climatiques.
J’appelle à une grande mobilisation de toutes les forces progressistes en France et dans le monde pour s’indigner et renverser cette décision américaine.

Emmanuel Macron avait vu dans sa poignée de main virile avec Donald Trump un moment de vérité. La communication politique et les belles images ne font pas une politique diplomatique consistante. Le Président français s’est montré tout à fait naïf en présumant avoir obtenu des inflexions américaines. Une attitude en contraste total d’ailleurs avec la lucidité de la chancelière allemande, qui a aussitôt affirmé après le G7 sa colère face à une catastrophe annoncée pour l’Humanité. J’ajoute que l’écologie, malgré la nomination opportuniste de Nicolas Hulot, reste la grande oubliée de la Présidence Macron, avec la nomination à des postes clefs de représentants des lobbys des énergies fossiles, du nucléaire, de l’agriculture intensive et de la pétrochimie.

Sans une doctrine étrangère autonome et une voix forte pour rééquilibrer les rapports de force mondiaux en faveur de la paix et d’une mondialisation au service des peuples, la France ne retrouvera pas la place qu’elle devrait occuper sur la scène internationale. Et les grands de ce monde continueront à venir redorer leur blason en France dans de splendides visites officielles, sans changer d’un iota leur politique qui abîme le monde.


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