La politique de la ville amputée : le gouvernement s’attaque aux quartiers populaires. Un choix de classe !

2 août 2017 0 Par Francois Asensi
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Depuis une semaine, on ne compte plus les mesures antisociales adoptées par le gouvernement d’Emmanuel Macron.
Alors que le gouvernement fait la part belle au 1% les plus riches en multipliant les cadeaux fiscaux (transformation de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF), exonération d’impôts d’un montant de 3 milliards d’euros pour les 1% les plus riches…), Edouard Philippe et ses ministres déclarent la guerre aux Français les plus modestes.
Après la bronca provoquée par la baisse des APL, le gouvernement joue avec le feu et impose de nouvelles coupes budgétaires dans les crédits destinés à la politique de la ville.
Cette décision brutale est grave pour les quartiers populaires : la politique de la ville sera amputée de 46.5 millions d’euros, soit plus de 11% du budget total. Une mesure injuste qui touche les contrats de ville, pendant « humain » du vaste chantier du « bâti » porté par le programme national de rénovation urbaine (PNRU) et qui a pour objet de « soutenir les politiques publiques engagées afin d’améliorer les conditions de vie des habitants des quartiers populaires ».
Aujourd’hui cette enveloppe concerne 435 contrats de ville, couvrant 1514 quartiers parmi les plus pauvres de France, où habitent 5.5 millions de personnes. Les habitants des quartiers populaires seront les premières victimes de ce nouveau désengagement de l’État.
Porté par l’ancienne communauté d’agglomération Terres de France puis par l’EPT « Paris Terres d’Envol, le contrat de ville de Tremblay, Sevran et Villepinte finance un grand nombre de dispositifs d’accompagnement : associations et centres sociaux œuvrant pour la culture, le sport, les aides à la formation et au retour à l’emploi, l’éducation – école de la deuxième chance -, la prévention de la délinquance et la tranquillité publique…
Ces dispositifs d’accompagnement au service des habitants risquent de disparaitre faute de moyens et les efforts réalisés dans le cadre du PNRU seront réduits à néant. Pire encore, cette décision fait courir des risques de rupture grave des équilibres sociaux dans des territoires urbains déjà fragilisés.
En réduisant les crédits destinés à la politique de la ville, le gouvernement « En Marche » mène une politique de classe et prend pour cible les français les plus pauvres : familles, jeunes, étudiants, retraités. Les efforts réclamés dans tous les bureaux ministériels sont faits sur les 60% d’allocataires vivant sous le seuil de pauvreté, pour soulager des foyers millionnaires.
Après la diminution injuste des APL qui touche 6.5 millions de personnes et l’annonce le même jour d’un cadeau fiscal de 3 milliards d’euros avec la diminution de l’impôt sur la fortune (ISF) pour les 3000 foyers les plus riches de France, le gouvernement Macron-Philippe confirme l’orientation libérale et droitière de ce gouvernement.

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