Transports : Que du mépris pour la Seine-Saint-Denis !

27 octobre 2017 0 Par Francois Asensi
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Nouvelles journées de galère sur le RER B, abandon des lignes 16 et 17 du Grand Paris Express… François Asensi, maire de Tremblay-en-France et membre honoraire du Parlement tire la sonnette d’alarme et interpelle les pouvoirs publics sur l’urgence d’un plan d’investissement d’envergure pour les transports en Seine-Saint-Denis.
Suite à une avarie électrique sur un transformateur en gare de Drancy mardi matin, les usagers du RER B ont vécu une nouvelle semaine de galère. Le système d’exploitation de la ligne n’a pu faire circuler que 12 trains par heure, réduisant ainsi la circulation sur la partie Nord (Gare du Nord/Roissy-Mitry) à 3 trains sur 5. Cette situation inacceptable est un véritable supplice pour les millions d’usagers en heure de pointe.
Ce nouvel incident fait suite à une dégradation sensible des conditions de transports sur le RER B ces derniers mois. Un article de l’édition du 23 octobre du Parisien pointe un fort recul de régularité sur le RER B, avec plus de 13% des trains retardés. En cause, les travaux du Grand Paris Express à Arcueil et les limitations de vitesse qui en découlent qui privent la SNCF et la RATP de toute marge d’exploitation, transformant le moindre incident en véritable catastrophe.
Pour les habitants du Nord-francilien, qui accusent la remise en cause des lignes 16 et 17 par le gouvernement, c’est la double peine. D’une part, ils subissent le manque d’investissement constant sur le RER B (qui a bénéficié de 4 fois moins d’investissement que le RER A). D’autre part, ils supportent les ralentissements inhérents à la construction du futur métro dans l’Ouest parisien alors que le désenclavement des quartiers populaires est renvoyé aux calendes grecques. C’est inacceptable !
Le gouvernement sacrifie les banlieues quelques semaines seulement après l’obtention des Jeux Olympiques Paris 2024, alors que la ligne 17 était inscrite dans le dossier de candidature présenté au CIO. L’abandon de cette ligne capitale pour les Jeux Olympiques signe le renoncement de la parole de la France. Quant à la ligne 16, le gouvernement revient sur un engagement vital de l’Etat de désenclaver les quartiers populaires de l’Est parisien. Y renoncer, c’est une nouvelle fois sacrifier les habitants de la banlieue.
Pourtant, la réalité des habitants de la Seine-Saint-Denis qui n’ont d’autres choix que d’emprunter le RER B pour se rendre au travail, sur lieu d’études ou pour chercher un emploi est insupportable. Les incidents quotidiens ont de graves répercussions sur leur vie : journées d’absence non payées au travail, entretiens d’embauche manqués, licenciements, problèmes concernant la garde des enfants…
Pour le maire de Tremblay-en-France, François Asensi, présent au rassemblement devant Matignon les 12 octobre dernier, ce nouvel incident démontre une nouvelle fois l’urgence d’un plan d’investissement d’envergure pour les transports en Seine-Saint-Denis. Tout d’abord en investissement massivement sur le RER B puis en s’engageant clairement pour la réalisation des lignes 16 et 17, outil indispensable pour réduire la fracture territoriale dans le Nord francilien.

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