LOI BLANQUER : DE NOUVELLES ÉCONOMIES AU DÉTRIMENT DE L’AVENIR DE NOS ENFANTS

21 mars 2019 0 Par Francois Asensi
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La majorité du président Macron a adopté fin février à l’Assemblée nationale la loi pour « l’école de la confiance » dite loi Blanquer. A Tremblay-en-France, de nombreux enseignants et parents d’élèves témoignent de leur inquiétude légitime sur les conséquences de cette nouvelle réforme.

La loi « Blanquer » ne répond aucunement aux besoins humains, financiers, et d’égalité en matière d’éducation. En plus des 2500 postes supprimés dans l’Education nationale en 2019 et 20 000 d’ici 2021, cette réforme prévoit, entre autre, la création « d’écoles fondamentales » qui placeraient plusieurs écoles primaires sous la tutelle d’un même collège sans aucune consultation des parents d’élèves ou des enseignants. Cela signifie que les directeurs d’écoles disparaitraient au profit des proviseurs de collège qui deviendraient les interlocuteurs des parents dont les enfants sont, par exemple, en petite section ! Alors que la directrice ou le directeur d’école est pour beaucoup de parents le premier interlocuteur en cas de problème, le gouvernement veut les supprimer pour faire toujours plus d’économies au détriment de nos enfants !

Alors qu’un élève de Seine-Saint-Denis perd en moyenne un an de scolarité faute de remplacement des professeurs absents, comment le gouvernement peut-il prétendre cette réforme va mettre fin à ces inégalités territoriales intolérables ?

A cela s’ajoute, sous couvert d’expérimentation, une répartition des heures par matières différente d’un établissement à l’autre, en fonction des moyens locaux. La loi Blanquer met en place un enseignement à deux vitesses, qui nous questionne sur l’éventuelle remise en cause de la carte scolaire et des zones prioritaires. C’est la fin de l’éducation nationale, au profit de celles des privilèges !

L’éducation est un droit, elle doit donner les mêmes opportunités de se construire un avenir partout sur le territoire français. Ce combat est de longue date une priorité de la municipalité de Tremblay-en-France. Travaux dans les écoles, restauration, fournitures scolaires, livres, séjours, accueil périscolaire : malgré ses contraintes budgétaires, la ville investit en 2019 11,5 millions d’euros pour donner à nos enfants les meilleures conditions d’apprentissage possibles.


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