Défense du peuple algérien : Un devoir de solidarité et de fraternité

16 octobre 2020 0 Par Francois Asensi
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Il y a 59 ans, le 17 octobre 1961, les autorités françaises se déshonoraient en ordonnant la répression sauvage d’une manifestation pacifique d’Algériens dans les rues de Paris.

Ceux-ci entendaient protester contre le couvre-feu qui leur était imposé. La manifestation avait été interdite et réprimée par Maurice Papon, condamné pour complicité de crime contre l’humanité pour la déportation de juifs. Le nombre des victimes reste toujours inconnu et près de 60 ans après, l’Etat n’a toujours pas reconnu ce crime.

Le 17 octobre 2012, à l’occasion d’un débat sur l’Europe, je rappelais à la tribune de l’Assemblée nationale, en préambule de mon intervention et en raison de la date anniversaire, que 11 000 personnes furent arrêtées et qu’un massacre s’était déroulé dans les rues de Paris dont les chiffres officiels n’ont jamais été révélés. J’intervenais pour demander que « La France reconnaisse officiellement ces massacres ».

Pendant des années, je n’ai eu de cesse de réclamer la reconnaissance de l’Etat sur les tortures commises en son nom en Algérie. 

Combattre les « secrets d’Etat » est une constance quand on aborde cette période. Cela concerne le cas Maurice Audin. Le 14 janvier 2014, j’intervenais lors d’une question au gouvernement sur ce  jeune et brillant mathématicien communiste.  Le 11 juin 1957, il était arrêté à son domicile à Alger par les parachutistes.  Bien que les autorités l’aient toujours nié, nous savons maintenant qu’il a été sauvagement torturé et assassiné. J’ai demandé que la vérité soit reconnue : « La république doit reconnaitre ce crime d’Etat. (…) Nous le devons à sa femme et à ses enfants (…) aux Algériens (…) et aux Français. ».

Depuis, le Président Macron a reconnu la responsabilité de l’Etat français dans cet assassinat.

C’est en hommage à cette victime du colonialisme que nous avons inauguré, à Tremblay, le 29 novembre 2014, une esplanade Maurice Audin en présence de son épouse Josette. C’est sur ce lieu que la municipalité dépose une gerbe ce 17 octobre 2020.

Ces pages douloureuses ont été écrites par le colonialisme français. J’ai toujours soutenu le juste combat du peuple algérien pour son émancipation et sa liberté Il est temps maintenant que la vérité soit établie sur le 17 octobre et que l’Etat reconnaisse sa responsabilité pour faire justice de ces crimes.


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