PSA-Aulnay : et si on pensait aux salariés ?

16 mars 2007 3 Par Francois Asensi
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A l’heure où les entreprises du CAC 40 enregistrent des profits indécents, des salariés sont en grève car leur direction refuse de négocier toute revalorisation salariale. C’est le cas de l’entreprise PSA Peugeot Citroën d’Aulnay-sous-Bois, où, depuis le 28 février, ils sont plus de 450 à faire grève pour obtenir 300 euros d’augmentation.

Le gouvernement conspue les 35h alors que la productivité des salariés au sein de l’entreprise n’a de cesse d’augmenter et les cadences, de peser sur leur santé. Le candidat UMP prétend vouloir réhabiliter le travail en permettant à ceux qui le souhaitent de travailler plus, mais réhabiliter le travail, n’est-ce pas d’abord reconnaître la juste valeur du travail ?

Depuis 1983, la part de la valeur ajoutée consacrée aux salaires a perdu dix points. A l’occasion des négociations annuelles obligatoires dans les entreprises, les augmentations de salaires dépassent rarement les 2,2%. Pour les dividendes versés, entre 2005 et 2006, l’augmentation fut de 20% !

Ces ouvriers d’Aulnay gagnent en moyenne 1100-1200 euros nets par mois. Difficile dès lors de boucler son budget tous les mois lorsque les loyers s’élèvent à 600 euros ou lorsque les emprunts pour l’acquisition d’un pavillon équivalent à 900 euros mensuels.

Ces jeunes, que j’ai rencontrés et qui habitent pour beaucoup ma circonscription, ont fait le choix d’un travail manuel difficile qui concoure à la création de richesses pour notre économie. Cette jeunesse des banlieues, c’est la moindre des choses, mérite reconnaissance.

Des mesures fortes doivent être mises en œuvre pour revaloriser le travail en augmentant les salaires. Dans une lettre adressée au Premier ministre, j’ai d’ores et déjà demandé au gouvernement d’intervenir auprès de la direction de PSA Aulnay pour que celle-ci accepte de se mettre à la table des négociations avec les syndicats.


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